The Irishman

jour-lĂ  que le couple d’entrepreneurs a inaugurĂ© sa distillerie, Royal Oak (ComtĂ© de Carlow au sud-ouest de Dublin), l’oeuvre d’une vie. Petit retour en arriĂšre. Lorsque Bernard Walsh et sa femme se dĂ©cident Ă  lancer leur propre marque en 1999, le whiskey irlandais ne se porte pas au mieux. Seules trois distilleries sont en activitĂ©, Middleton et Cooley en Irlande du Nord et Bushmills en Irlande du Nord.

Il n’y a pas vĂ©ritablement de souci d’approvisionnement mais les marques sont nombreuses et le marchĂ© pas si florissant que çà. Alors, Bernard et Rosemary ont une idĂ©e : lancer un spiritueux un peu hors norme, qui permet – en rajoutant seulement un peu d’eau – de faire chez soi le fameux irish coffee, qui a tant fait pour la lĂ©gende de l’Irlande et de son whiskey (pas de son cafĂ©). L’idĂ©e leur est venue lorsque Rosemary dirigeait un chalet de montagne en France : de nombreux vacanciers rĂ©clamaient la fameuse spĂ©cialitĂ© irlandaise et cela lui demandait beaucoup de temps de prĂ©paration. Hot Irishman Ă©tait nĂ© et son succĂšs entrainera la crĂ©ation de la gamme The Irishman qui se dĂ©cline aujourd’hui en quatre rĂ©fĂ©rences : Single Malt, Founder’s Reserve, Cask Strength et 12 ans. Mais le couple a une autre idĂ©e derriĂšre la tĂȘte : construire sa propre distillerie. SĂ©duit par le projet, le liquoriste italien Ilsa Saronno (Disaronno) investit dans la sociĂ©tĂ© nouvellement créée et Walsh Whisky Distillery lĂšve 25 millions d’euros en octobre 2013. Un peu moins de trois ans plus tard, Royal Oak produit trois types de spiritueux : du whisky de malt (en alambic Ă  repasse), du whisky de grain (en colonne Ă  distillation continue) et du whisky pur pot still (Ă  repasse avec un mĂ©lange 50/50 d’orge maltĂ©e et de grain non maltĂ©).

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